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Harcèlement de rue: un fait de société presque banal…

Posté par le 2 avril 2015, dans la catégorie | 0 Commentaires

« Psst Mademoiselle ! hé Mademoiselle, z’êtes trop charmante, vous voulez pas boire un verre avec moi? oh réponds moi salope ! » Cette phrase vous choque? moi aussi! Peut être l’avez-vous entendue un jour? Le harcèlement de rue : beaucoup d’articles, […]

« Psst Mademoiselle ! hé Mademoiselle, z’êtes trop charmante, vous voulez pas boire un verre avec moi? oh réponds moi salope ! »

Cette phrase vous choque? moi aussi!

Peut être l’avez-vous entendue un jour?

Le harcèlement de rue : beaucoup d’articles, quelques analyses (pas toujours exactes) et personne ne bouge… 

Je voudrais pour la 1ère fois sur ce site féminin, m’adresser d’abord aux messieurs, non pas pour les accuser mais pour les rallier à notre cause : mesdames Ladies, prière  donc, de partager cet article avec les hommes de votre entourage.

Ladies Hour a décidé de t’informer toi : mari, compagnon, frère, ami, pote de cantine, cousin éloigné, correspondant Syldave, voisin de tram ou collègue d’open space, … et de  lancer un énergique appel:

Soutiens nous, interviens si tu peux, mais surtout ne minimises jamais  !

Durant 1 mois, Ladies Hour a recueilli des témoignages de femmes qui ont vécu des expériences désagréables, voire traumatisantes.

Elles sont de tous âges ou catégories socio-professionnelle, et ne sont ni des top models, ni des allumeuses!   Il n’y a pas de profil ou situation type !

source: www.metronews. création de zones "anti-relous" à Paris par le collectif "Stop harcèlement"

source: www.metronews. création de zones « anti-relous » à Paris par le collectif « Stop harcèlement »

Voici donc le fruit de notre grande enquête anonyme et de la parole donnée à ces femmes.

Information au lecteur: les insultes, mots grossiers et  phrases des agresseurs n’ont pas été atténuées ou remplacées par des astérisques dans une volonté assumée de notre part d’authenticité. Ces faits nous ont été relatés anonymement, nous n’avons pas été en mesure de vérifier toutes les sources, mais nos recherches sur le sujet nous démontrent qu’elles sont (malheureusement) parfaitement compatibles avec d’autres témoignages du même genre sur la toile.

Harcèlement de rue : ca veut dire quoi exactement ?

www.allaroundthegirl.com

www.allaroundthegirl.com

  • C’est un comportement ou une attitude envers une personne (en l’occurrence ici, une femme) dans les espaces publics et semi-publics, visant à les interpeler, verbalement ou non, leur envoyant des messages intimidants, insistants, irrespectueux, humiliants, menaçants, insultants en raison de leur sexe, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

 

Témoignages 

R eçus par mails, messages privés réseaux sociaux, courriers anonymes et 1 appel téléphonique.

►3 h du matin, mai 2013, vendredi soir : Malika* et Anne* 22 et 19 ans sortent d’une discothèque.

A l’extérieur un groupe de jeunes garçons et filles de leurs âges. « Hummm t’es bonasse toi ! Tu suces ? » « Et ta copine elle vient aussi ? »

Malika et Anne ne répondent pas et pressent le pas, les 3 garçons les suivent et arrivent à leur hauteur « Hey !! Tu répond ? oh ! » Malika et Anne profiteront de l’arrivée d’un groupe en face pour semer leur poursuivants.  

14h, décembre 2014, Stéphanie* se rend à un Rendez-vous professionnel, mallette à la main.

Elle passe devant un muret sur lequel sont assis deux hommes qui prennent leur pause cigarette. Elle entend des rires, des bruits de baisers et aperçoit des gestes et mimiques obscènes clairement dans sa direction. Vexée, écœurée, elle se retourne et leur lance: « pardon ? Vous me parlez ? » « ca va mademoiselle ne soyez pas agressive ce n’était pas pour vous ».

Stéphanie se tait et repart quand un « conasse tu te crois belle ? t’es grosse!» la rattrape.  

19 h, fin de journée de boulot pour Amina* 35 ans.

Sous sa doudoune longue, elle porte des bottes et une nouvelle jupe pour faire plaisir à son petit ami qui habite à quelques stations de là.

En passant devant un homme assis tête baissée, elle entend : « tu cherches salope !», il l’a dit très bas, elle se demande même si elle a rêvé, mais non, elle entend de nouveau « salope ! ».

Amina ira silencieusement près du chauffeur et ne bougera plus de là jusqu’ à son arrêt.

Sur le trajet à pied qui la sépare de l’appartement de son petit ami, elle se retourne sans cesse, et sursaute au moindre bruit…. Amina ne porte plus de jupe dans les transports en commun.  

10h30, février dernier, Valérie* sort de chez son médecin, avec son fils de 3 ans .

Son fils s’est bien comporté, pour le récompenser, ils vont au parc à côté faire du toboggan.

Elle passe devant un banc et elle entend : « kssss kssss »  et autres bruits de bouches, de baisers, de mimiques avec la langue avec des regards lourds et appuyés.  

16 heures en août 2012, Mathilde* sort du travail plus tôt pour se rendre chez son ostéopathe.

Elle descend de voiture, claque la portière, un homme d’une cinquantaine d’années arrive en bermuda et chemise de marque, il coule un œil  appuyé sur ses jambes et lance : « hummm jolie… ».

Tout est dans le ton !… Déstabilisée, surprise elle n’a pas le temps de réagir, il est loin. Très en colère, humiliée et se sentant rabaissée, elle n’a toujours pas oublié.  

12h30, Alexandra* 36 ans, sort d’un entretien d’embauche, elle presse le pas car elle a faim !

Alexandra a particulièrement soigné sa tenue : jupe bleue au genou, top gris clair et veste blanche, sandalettes plates argent.

L’entretien avec le DRH s’est bien passé, elle pense avoir ses chances et  est heureuse et pensive, un léger sourire flotte encore sur ses lèvres, elle s’imagine déjà travaillant pour cette boite. En bas des hommes en costume sont là, elle n’y prête pas attention.

Puis elle entend distinctement l’un d’eux dire à l’autre :  « tu vois ! « CA » au moins c’est bon ! mmmhhh », le 2è ricane en répond « ben ouais si ils veulent nous motiver z’ont qu’ à engager des jolis p’tits culs comme ça »  

►15h, un dimanche dans un parc en ville, Maya* 19 ans, doit rejoindre des amies juste à l’entrée.

Sur le chemin, arrivant à hauteur d’ un groupe de jeunes hommes entre 16 et 25 ans , elle entend « wohooo, t’es trop bonne toi ! » , elle ne répond pas volontairement et entend « Ho ! Sale pute en jupe tu me dis merci au moins ! », l’homme a parlé avec agressivité et a fait un geste dans sa direction.

Maya est pétrifiée elle accélère et murmure « merci », tête baissée, au bord des larmes… Elle ne racontera rien à ses amies, elle a honte.  

►9h30, Nina* termine son jogging, elle fait des étirements sur un banc.  

Soudain, ils arrivent: 4 hommes. Ils l’encerclent silencieusement en souriant, elle sent ses jambes trembler et le sang bourdonner à ses oreilles, elle pense à toutes ces agressions relatées dans les médias. Elle repart brusquement en courant sous les rires des 4 jeunes hommes…Elle fait des cauchemars depuis et ne court plus seule…

Porter plainte ?pourquoi ?? Ils ne l’ont pas touchée, juste encerclée en souriant, et puis ils se sont un peu écartés quand elle est repartie… est-ce une agression selon vous?  

Il est 16heures, Cathy* 23 ans, monte dans un tram en juin dernier .  

Une main glisse sur ses fesses, mais ca peut arriver un accident: quand on est plusieurs à monter, ça  se pousse parfois un peu…

Elle ne réagit pas, puis sens une 2è fois, plus appuyée que la première, la main glisser et s’insinuer entre ses fesses. Cathy stoppe et se retourne: il est là, goguenard, la trentaine, il plante son regard, elle le soutient et l’interpelle « ca va aller oui ? ».

Il devient nerveux et lui dit « bouge » elle répond « vous, enlevez votre main monsieur » réponse entre ses dents « salope, tu crois qu’t’es belle ? Conasse, gros thon..»

Les insultes vont se poursuivre durant tout le trajet. Cathy ne répondra plus, elle a peur. (Il a été conseillé à Cathy de porter plainte pour agression)

 

OUI ! Là vous me harcelez! la preuve:vous me faites peur!

Non, harceler ce n’est pas draguer !

Non, invectiver ou nous siffler n’est pas un compliment !

Non, ma minijupe ne veut pas dire « je suis une salope » ou «  je suis open  » !

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Ces agressions sont souvent ressenties violement, non pas tant en raison des mots ou des phrases mais surtout en raison du sentiment de domination sous jacent et de l’impuissance liée à la crainte ressentie.

Car, même si au fond de notre être, nous tenaille l’envie de nous retourner et d’apprendre le « savoir vivre » et le « savoir parler aux demoiselles » à ces goujats mal léchés, la colère et l’indignation ne nous fera pousser ni muscles, ni force de Hulk, ni armure.

On a juste peur de « s’en prendre une » par ces gros nuls !

Sans parler de la « peur du Viol » qui pénètre dans notre subconscience dès la puberté et ne nous lâchera plus…

Le harceleur (qui s’ignore bien souvent) se sent tout puissant, et ne se prive pas de vous le faire savoir !

 

Pourquoi c’est violent même quand ca ne l’est pas ?

Une forme de harcèlement vicieuse et non reconnue, c’est celle qu’a subie Alexandra*(plus haut) : venant de personnes dont on ne s’attend pas (ici des futurs collègues de boulot : les hommes en costume) c’est encore plus déstabilisant.

Ils ont clairement franchi la frontière entre le compliment lourd  et le harcèlement. Alexandra rentrera chez elle irritée, déprimée, stressée elle n’est même pas certaine d’avoir raison : « Après tout c’est un compliment, ils ne m’auraient rien fait »

Oui mais alors pourquoi alexandra y pense toujours 8 mois après ?

Pourquoi lorsqu’ elle a raconté cet épisode à son compagnon, a-t-il répondu « oh c’est des mecs pourquoi tu montes sur tes grands chevaux, ca va tu préférerais être obèse et qu’on te traite de gros tas ? »

Histoire issue du Projet Crocodiles de Thomas Mathieu, Le Lombard.

Histoire issue du Projet Crocodiles de Thomas Mathieu, Le Lombard.

 

Nous nous sentons heurtées, atteintes dans notre dignité. Le tutoiement, le ton, la voix, le choix des mots : tout est déplaisant et met nos sens en alerte.

Ce n’est pas drôle, ce ne sont pas des compliments, pourquoi serions nous obligées de les subir

Nous n’avons rien demandé juste le droit de pouvoir marcher tranquillement dans la rue sans crainte.

Ces petits mots, interpellations, baisers envoyés, clins d’œil appuyés ne sont pas graves en soi, mais nous rappellent sans cesse que nous sommes des « proies potentielles dans l’espace public »

Encore beaucoup d’hommes pensent que le corps des femmes est là, à leur disposition pour être admiré, et que nous aimons cela.

Et si on se rebiffe ? On est taxée de féministe, de réac ou de coincée !

 

La rue : un « no woman’s land »?

Selon certaines enquêtes (citées plus bas), la rue appartiendrait aux hommes !…

Beaucoup de femmes dans les grande villes « rasent les murs », et adoptent une attitude, voire un mode de vie particulièrement drastique : ne pas prendre les transports seules ou tard le soir, arborer un maquillage léger, ne pas mettre de jupe etc…

Tout cela parce que le « elles l’ont bien cherché » est coriace.

C’est pour moi une atteinte et une réduction intolérable de nos libertés!

Bérénice*  met systématiquement des talons plats dans le métro, pour : « fuir plus rapidement en cas de danger »… !

Sylvie* baisse la tête et met ses écouteurs quand elle monte dans le métro…

Ce faisant, elles contribuent à véhiculer cette image de « no-woman’s land », elles entretiennent le cliché, la peur, mais ont elles le choix ?

source: mesptitscailloux.wordpress.com

source: mesptitscailloux.wordpress.com

« Les femmes ne font que traverser l’espace urbain, elles ne stationnent pas », explique le géographe Yves Raibaud, coproducteur d’un rapport, en 2011, commandé par la communauté urbaine de Bordeaux. 

« On constate que les femmes traînent moins souvent dans la rue sans avoir quelque chose de précis à y faire et se déplacent rapidement d’un endroit à un autre », confirme Patricia Perennes, d’Osez le féminisme. Aller vite pour éviter les ennuis

Car une femme seule est trois fois plus abordée dans la rue qu’un homme. Parfois sympathiques, ces rencontres peuvent s’avérer désagréables et provoquer un sentiment d’insécurité.

Qu’est ce qu un harcèlement ? Ou se situe la limite ?

France info "payes ta shnek" Tumblr Anais Boudet

France info « payes ta shnek » Tumblr Anais Boudet

La drague et le harcèlement de rue ce n’est pas la même chose !

Pourtant les agresseurs brandissent systématiquement la 1ère comme moyen de défense aux accusations de harcèlement. (Quand ce n’est pas l’agressée elle même qui est accusée de provocation ou d’affabulation)

Pour draguer, il faut être deux : un dragueur qui complimente, sollicite, propose, et une draguée qui accueille positivement les avances.

Le harcèlement est une intrusion, une agression dans laquelle l’intrus se passe de consentement, pire : devient parfois agressif s’il est éconduit.

Draguer, ce n’est pas interpeller bruyamment ou arrêter net une femme qui marche dans la rue et dont on ne connait pas la situation amoureuse, pour l’inviter à boire un verre.   Quelques chiffres

Selon l’étude publiée début mars 2015 par le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, les femmes sont les principales victimes des agressions – notamment sexuelles – qui sont commises dans les transports en commun.

  • « Près de six usagères sur dix redoutent une attaque en Île-de-France ».
  • les femmes représentent 63 % des victimes d’injures ou d’insultes et sont les principales victimes des abus sexuels perpétrés dans les transports (attouchements, viols, tentatives de viol).
  • Ces agressions représentent 3 % des atteintes contre les femmes (la majorité étant des vols) si l’on en croit les déclarations faites auprès des services de police.
  • Bizarrement, la plupart de ces atteintes se déroulent « dans les bus et les cars scolaires » (37 % des cas de violences à l’encontre des femmes dans les transports contre 29 % pour les hommes). »

 

"Colère : Nom féminin", un  nouveau collectif créé par 10 jeunes femmes. Leur slogan: "Ta main sur mon cul, ma main sur ta gueule". Elles fabriquent et commercialisent des t-shirts ainsi que des sacs aux couleurs de leur slogan.

« Colère : Nom féminin », un nouveau collectif créé par 10 jeunes femmes. Leur slogan: « Ta main sur mon cul, ma main sur ta gueule ». Elles fabriquent et commercialisent des t-shirts ainsi que des sacs aux couleurs de leur slogan.

En conclusion

Nous, on voudrait bien en rire, prendre les choses avec détachement et mépris…

Mais oscillant entre colère et peur ( peur pour notre intégrité physique); entre évitement (ne pas croiser les regards, faire attention à notre tenue etc…) et rébellion (Je met une jupe aujourd’hui parce que ca me plait et que je suis une fille!

Surtout aussi parce que JE l’ai décidé), cela nous est difficilement possible.

Les « fépatapute » et autres « files moi ton petit 06 » ou « souris! », résonneront longtemps à nos oreilles.

Et la honte, la culpabilité (parfois) rongent encore toutes ces femmes, des mois, voire des années après.

Messieurs, j’espère que cet  article vous aura permis de mieux nous comprendre, car nous comptons sur votre solidarité afin de nous aider à faire changer les choses et stopper cette banalisation dangereuse.

Prenez soin de vous les Ladies!

Murielle

Sources:

A Visionner, A lire…

*Tous les prénoms ont été changés

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